Faudrait pas prendre les quilles de Pogo pour des canards sauvages. Voilà ce que doit se dire le grand blanc dans la salle d’attente de son dentiste aquatique, tout en feuilletant Voici. Je vous narre l’affaire telle que l’a rapportée, photo à l’appui, l’Australien Simon Mc Goldrick (cet architecte naval de 29 ans est installé à La Ciotat depuis 2005), 22ème en série de la première étape de la Transat 6.50 Charente-Maritime/Bahia, course qui repart de Madère ce samedi.

 

 

Les traces sur le bulbe sont vraisemblablement celles d’un requin… dont la bévue a dû être douloureuse pour sa dentition (© Simon Mc Goldrick).

 

 

Dans la pétole blanche de la fin d’étape, Simon se repose au fond du cockpit de Compositeworks, son Pogo 2, lorsqu’il sent celui-ci ballotté de bâbord et de tribord. Pas du roulis, non, plutôt le genre secousses incontrôlées. Le temps d’émerger, il ne voit rien mais il devine que quelque chose ou quelqu’un s’en est pris à sa quille… Pas motivé pour aller voir de plus près, on ne l’en blâme pas J.

 

Bien lui en prend car la plongée qu’il a effectuée depuis dans le port de Funchal montre clairement des traces de… dents sur le bulbe. Un requin a vraisemblablement pris la torpille pour une proie facile, genre otarie. Le squale aura sans doute pété les plombs. Il en sera quitte pour quelques plombages.

 

O.C.