Vous souvenez-vous de la trajectoire bizarre de Dimitar ? Il avait failli être pris dans un traquenard lors de la formidable dépression qui avait menacé ce retardataire de la Route du Rhum 2010. Dimitar Topalov, né le 1er novembre 1959 et résidant à Varna en Bulgarie, disputait alors sa première grande course au large. Ce sera vraisemblablement sa dernière… en tout cas avant bien longtemps.

 

 

 

Si l’on en croit la surveillance dont il était l’objet depuis son appareillage en Méditerranée, il semble que Dimitar Topalov n’ait pris le départ de la Route du Rhum 2010 que pour mieux masquer l’objet de sa transat ? (© DR / Route du Rhum)

 

 

Le Bulgare vient d’être condamné à vingt ans de prison pour trafic de drogue. Après son abandon aux Açores, il avait quand même rallié les Antilles, via les Canaries et le Cap Vert. Y avait-il déjà un rendez-vous ou cela s’est-il improvisé sur place ? La première hypothèse paraît l’emporter puisque le bateau était sous la surveillance des Bulgares et des Espagnols depuis son départ de Slovénie vers Saint-Malo.

 

En avril 2011, les Douanes françaises ne laissent pas s’envoler son Class 40 White swallow, l’hirondelle blanche. Blanche comme la demi-tonne de cocaïne qu’avec son compère Plamen Vassilev, Dimitar s’en va réceptionner à Trinidad et Tobago. Ils y ont été recrutés comme mules, à 30 000 euros, pour convoyer en Espagne les 480 kilos de poudre. Dix ballots sont balancés d’un porte-conteneurs vénézuélien, amarrés à des bouées dérivantes qu’ils récupèrent. À leur passage en Martinique, les deux hommes sont arrêtés, faisant l’objet d’une filature filmée depuis leur arrivée aux Caraïbes.

 

 

 

Le Class 40 White swallow devait convoyer une demi-tonne de cocaïne des Antilles vers l’Europe. À 52 ans, son skipper vient d’en prendre pour vingt ans, loin du grand large. (© AFP / Route du Rhum)

 

 

Cela n’a rien à voir mais puisque je vous donne des nouvelles de personnes évoquées sur ce blog, c’est tout aussi ballot pour le plombier polonais, dans sa tentative de premier tour du monde en solitaire, sans escale, par les trois caps et les hautes latitudes, d’Est en Ouest contre les vents et les courants dominants, en multicoque… ouf, il faut presque autant de souffle pour le lire que pour le faire ! :) Après une descente de l’Atlantique assez lente – mais en avance sur VDH, recordman en monocoque -, il s’est fait sérieusement ballotter dans la tempête entre l’Argentine et les Malouines. Le flotteur bâbord de son catamaran a pris l’eau. Contraint à l’abandon, le 6 janvier, Roman Paszke a rallié Ria Gallegos en Patagonie argentine.

 

 

 

Dans la tempête à l’Ouest-Nord-Ouest des Malouines, la trace de Roman Paszke a commencé à ressembler à celles des clippers tentant de doubler le Horn vers l’Ouest. Ce qu’il ne fera pas cette fois, ayant dû rallier la ville argentine de Ria Gallegos, à l’embouchure du fleuve du même nom, en Patagonie. (© http://paszke360.com)

 

 

Enfin, c’est ballot pour les Néo-zélandais puisque le 8 janvier, le porte-conteneurs Rena s’est brisé en deux sur le récif de l’Astrolabe. Les coups de mer des jours précédents en ont eu raison. Les deux parties du navire, toujours échouées sur l’écueil, sont maintenant séparées de plusieurs mètres. L’avant s’est enfoncé, l’arrière a pivoté d’une bonne dizaine de degrés. Parmi ceux qui restaient encore à bord, près de trente conteneurs sont partis à la mer, envolés. Au fait, swallow ça veut aussi dire avaler. Ou gober une histoire. Pour Dimitar – qui avait été consacré marin de l’année 2010 en Bulgarie -, elle a viré au cauchemar.

 

O.C.

 

 

Cela devait arriver mais c’est malheureusement intervenu avant le débarquement de tous les conteneurs. Le Rena vient de se briser en deux. (© Maritime New Zealand)

 

 

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Vous souvenez-vous de la trajectoire bizarre de Dimitar ? Il avait failli être pris dans un traquenard lors de la formidable dépression qui avait menacé ce retardataire de la Route du Rhum 2010. Dimitar Topalov, né le 1er novembre 1959 et résidant à Varna en Bulgarie, disputait alors sa première grande course au large. Ce sera vraisemblablement sa dernière… en tout cas avant bien longtemps. 

Le Bulgare vient d’être condamné à vingt ans de prison pour trafic de drogue. Après son abandon aux Açores, il avait quand même rallié les Antilles, via les Canaries et le Cap Vert. Y avait-il déjà un rendez-vous ou cela s’est-il improvisé sur place ? C’est semble-t-il la première hypothèse qui s’impose puisque le bateau était sous la surveillance des Bulgares et des Espagnols depuis son départ de Slovénie vers Saint-Malo.

En avril 2011, les Douanes françaises ne laissent pas s’envoler son Class 40 White swallow, l’hirondelle blanche. Blanche comme la demi-tonne de cocaïne qu’avec son compère Plamen Vassilev, Dimitar s’en va réceptionner à Trinidad et Tobago. Ils y ont été recrutés comme mules, à 30 000 euros, pour convoyer en Espagne les 480 kilos de poudre. Dix ballots sont balancés d’un porte-conteneurs vénézuélien, accrochés à des bouées dérivantes qu’ils récupèrent. À leur passage en Martinique, les deux hommes sont arrêtés, faisant l’objet d’une filature filmée depuis leur arrivée aux Caraïbes.

Cela n’a rien à voir mais puisque je vous donne des nouvelles de personnes évoquées sur ce blog, c’est tout aussi ballot pour le plombier polonais, dans sa tentative de premier tour du monde en solitaire, sans escale, par les trois caps et les hautes latitudes, d’Est en Ouest contre les vents et les courants dominants, en multicoque… ouf, il faut presque autant de souffle pour le lire que pour le faire ! :) Après une descente de l’Atlantique assez lente – mais en avance sur VDH, recordman en monocoque -, il s’est fait sérieusement ballotter dans la tempête entre l’Argentine et les Malouines. Le flotteur bâbord de son catamaran a pris l’eau. Contraint à l’abandon, le 6 janvier, Roman Paszke a rallié Ria Gallegos en Patagonie argentine.

C’est enfin ballot pour les Néo-zélandais puisque, le 8 janvier, le porte-conteneurs Rena s’est brisé en deux sur le récif de l’Astrolabe. Les coups de mer des jours précédents en ont eu raison. Les deux parties du navire, toujours échouées sur l’écueil, sont maintenant séparées d’une trentaine de mètres. L’avant s’est enfoncé, l’arrière a pivoté d’une bonne dizaine de degrés. Parmi ceux qui restaient encore à bord, près de trente conteneurs sont partis à la mer, envolés. Au fait, swallow ça veut aussi dire avaler. Ou gober une histoire. Pour Dimitar – qui avait été consacré marin de l’année 2010 en Bulgarie -, elle a viré au cauchemar.

O.C.

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Le Bulgare vient d’être condamné à vingt ans de prison pour trafic de drogue. Après son abandon aux Açores, il avait quand même rallié les Antilles, via les Canaries et le Cap Vert. Y avait-il déjà un rendez-vous ou cela s’est-il improvisé sur place ? C’est semble-t-il la première hypothèse qui s’impose puisque le bateau était sous la surveillance des Bulgares et des Espagnols depuis son départ de Slovénie vers Saint-Malo.

En avril 2011, les Douanes françaises ne laissent pas s’envoler son Class 40 White swallow, l’hirondelle blanche. Blanche comme la demi-tonne de cocaïne qu’avec son compère Plamen Vassilev, Dimitar s’en va réceptionner à Trinidad et Tobago. Ils y ont été recrutés comme mules, à 30 000 euros, pour convoyer en Espagne les 480 kilos de poudre. Dix ballots sont balancés d’un porte-conteneurs vénézuélien, accrochés à des bouées dérivantes qu’ils récupèrent. À leur passage en Martinique, les deux hommes sont arrêtés, faisant l’objet d’une filature filmée depuis leur arrivée aux Caraïbes.

Cela n’a rien à voir mais puisque je vous donne des nouvelles de personnes évoquées sur ce blog, c’est tout aussi ballot pour le plombier polonais, dans sa tentative de premier tour du monde en solitaire, sans escale, par les trois caps et les hautes latitudes, d’Est en Ouest contre les vents et les courants dominants, en multicoque… ouf, il faut presque autant de souffle pour le lire que pour le faire ! :) Après une descente de l’Atlantique assez lente – mais en avance sur VDH, recordman en monocoque -, il s’est fait sérieusement ballotter dans la tempête entre l’Argentine et les Malouines. Le flotteur bâbord de son catamaran a pris l’eau. Contraint à l’abandon, le 6 janvier, Roman Paszke a rallié Ria Gallegos en Patagonie argentine.

C’est enfin ballot pour les Néo-zélandais puisque, le 8 janvier, le porte-conteneurs Rena s’est brisé en deux sur le récif de l’Astrolabe. Les coups de mer des jours précédents en ont eu raison. Les deux parties du navire, toujours échouées sur l’écueil, sont maintenant séparées d’une trentaine de mètres. L’avant s’est enfoncé, l’arrière a pivoté d’une bonne dizaine de degrés. Parmi ceux qui restaient encore à bord, près de trente conteneurs sont partis à la mer, envolés. Au fait, swallow ça veut aussi dire avaler. Ou gober une histoire. Pour Dimitar – qui avait été consacré marin de l’année 2010 en Bulgarie -, elle a viré au cauchemar.

O.C.

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