Skip to Content

Monthly Archives: mars 2014

La honte

Par

 

On a beaucoup parlé des tempêtes de l’hiver, on a moins évoqué les débris semés en mer, ceci allant avec cela mais pas seulement. Pour ne traiter que des conteneurs, près de sept cents ont été déclarés “ manquants ” au large de nos côtes atlantiques, entre la fin décembre et la fin février. On peut craindre qu’il y en ait eu plus et qu’ils ne soient pas perdus pour tout le monde.

 

D’une part, parce qu’on ajoute ainsi autant de détritus au nombre invraisemblable de cochonneries que l’homme envoie dans les océans. D’autre part, parce que de temps en temps, ceux qui naviguent sur les bateaux les plus vulnérables – pêcheurs ou plaisanciers -, paient de leur embarcation et parfois de leur vie la rencontre fortuite avec l’un de ces objets flottants non identifiés (OFNI).

 

 

Les conteneurs à la dérive ne viennent pas tous d’événements aussi extraordinaires que celui survenu au MOL Comfort, le 17 juin 2013 dans l’océan Indien, lorsque sa coque s’est cassée en deux. (© DR)

 

 

On les appelle pudiquement ainsi, en toute hypocrisie le plus souvent puisqu’ils sont vraisemblablement identifiables comme l’une de ces boîtes délestées par les géants des mers, vecteurs de nos sociétés de consommation. Plus volumineuses qu’un petit voilier et d’une masse bien supérieure, certaines peuvent flotter entre deux eaux, juste au-dessous de la surface, pendant des jours, des semaines voire des mois.

 

Un conteneur standard est long de 20 pieds (un peu moins de 6,10 mètres), large de 8 pieds (un peu moins de 2,44 mètres) et haut de 8 pieds 6 pouces (un peu moins de 2,60 mètres), pour une masse maximale en charge de 30,4 tonnes et de 1,8 tonne à vide. Ces paramètres définissent le volume de l’EVP (Équivalent vingt pieds ou TEU en anglais pour Twenty-foot equivalent units) – environ 38,5 mètres cubes (il en existe aussi d’autres tailles) – qui est l’unité de mesure des porte-conteneurs et du trafic.

 

Ce sont des chiffres théoriques car le poids des conteneurs fait l’objet de déclarations erronées et de fraudes délibérées des chargeurs (entreprises gérant le transport des marchandises) qui mettent ainsi en péril leur saisie en pontée et la stabilité des navires (au grand dam des armateurs et de leurs équipages). Pour ne prendre qu’un exemple, cet hiver dans le rail d’Ouessant, 13 des 14 conteneurs tombés d’un même navire, se sont avérés peser chacun 20 tonnes… alors que l’ensemble avait été déclaré pour cette masse !

 

 

Cette image étonnante de Geoff Mackley – provenant du site du naufrage du Rena, en Nouvelle-Zélande sur le récif de l’Astrolabe -, illustre bien la flottabilité de conteneurs pleins de marchandises. (© Geoff Mackley / www.emergency.co.nz)

 

 

Une seule solution, la pesée effective de tous les conteneurs que l’Organisation maritime internationale (OMI) s’est jusqu’ici refusée à décider. Cela pourrait changer d’ici à la fin de l’année 2014 pour une mise en application en 2016. Il faudra en effet peser les milliers de camions transportant les conteneurs qui entrent quotidiennement dans les zones portuaires. Sachant que le trafic maritime mondial était de 140 millions EVP en 2010, selon la Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) dans son Étude sur les transports maritimes (2011).

 

Or, comme je le mentionnais dans un article de décembre 2009, le nombre officieusement retenu en haut de fourchette par des assureurs (refusant toujours d’être cités), serait de dix mille conteneurs perdus en mer par an (il s’agirait d’une moyenne lissée sur plusieurs années mais notons que les assureurs ont plutôt intérêt à gonfler le risque pour augmenter leurs primes). Cela donnerait donc une proportion de 1 pour 14 000 soit environ 0,07 pour mille.

 

Ce chiffre est démenti par le World Shipping Council (WSC) qui, en août 2011, retenait une moyenne de 350 conteneurs par année sans catastrophe exceptionnelle et de 675 pertes en année avec catastrophe. Jamais sourcée explicitement avec précision, la fourchette haute est également contestée par certains organismes qui retiennent plutôt une estimation de 2 000 conteneurs, voire de 1 000 conteneurs pour le Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux). Ce dernier chiffre avait été révélé dans le dossier de Voiles et voiliers paru l’an dernier (janvier 2013, n° 503, p. 63). La rédaction y traitait de tous les aspects pratiques de la question, notamment la veille et le colmatage d’une voie d’eau en cas de collision.

 

 

Les conteneurs se comportent comme des (très gros) dominos : il suffit qu’une seule boîte s’affaisse pour que toutes les rangées voisines soient affectées. (© DR)

 

 

Au vu des dépêches que j’observe année après année, je continue depuis 2009 à pencher vers l’estimation haute, pour quatre raisons. 1. Les chiffres précités (WSC et Cedre) relèvent tous d’extrapolations spatiales dont la linéarité peut être critiquée. 2. Les armateurs rapportent uniquement ce qui se passe sur leurs propres navires et non sur ceux qu’ils affrètent. 3. La perte de conteneurs n’est pas toujours financièrement intéressante à déclarer aux assurances, surtout lorsqu’ils sont vides. 4. Même pleins, c’est toujours potentiellement onéreux de signaler leur perte aux autorités qui vont lancer des recherches aériennes…

 

Cela dit, faute de pouvoir trancher, je dirais seulement que dans sa logique, le WSC va quand même devoir considérer cet hiver 2013-2014 comme une exception extraordinaire à sa définition de la catastrophe… Celle-ci retient comme plancher plus de cinquante conteneurs perdus au cours d’un seul et même événement. Et le WSC ne fixe pas de plafond, se contentant d’évoquer la possibilité de plusieurs centaines d’un coup (retenons plutôt la capacité maximale des plus gros porte-conteneurs actuels qui dépassent désormais les… 18 200 EVP !).

 

L’exemple spectaculaire en question n’est survenu, ni à l’occasion d’un échouement ni d’un naufrage, mais lorsque des saisines ont lâché sur des boîtes qui se sont arrachées suivant l’effet domino. Ainsi, ce sont pas moins de 517 conteneurs qui ont été semés, le 14 février, par le Svendborg Maersk dans le golfe de Gascogne, dans la tempête Ulla ! Ils s’ajoutaient aux plus de 150 perdus sur zone depuis le 23 décembre, soit un total de près de 700 conteneurs jusqu’au 28 février…

 

 

L’équipage du Svendborg Maersk – ici survolé par la Marine nationale – aurait d’abord cru n’avoir perdu « que » 70 conteneurs… avant de réaliser l’ampleur de la perte. (© Marine nationale)

 

 

Quatre-vingt cinq pour cent des 517 conteneurs perdus étaient vides selon Maersk. Or, ce sont ces conteneurs vides qui ont le plus de chances de couler faute de flottabilité interne (à l’exception des conteneurs frigorifiques, étanches ou de ceux intégrant des citernes), tandis que nombre de conteneurs partiellement ou totalement pleins peuvent flotter. Là encore, l’évaluation du Cedre qui retient 50 conteneurs flottant à la dérive chaque année dans le monde (5 % des 1 000 évoqués ci-dessus : Voiles et voiliers janvier 2013, n° 503, p. 63) me paraît plutôt optimiste (en clair, au-dessous du vraisemblable).

 

Entre le 14 février et le 1er mars, la Marine nationale a pu localiser, baliser et récupérer treize conteneurs du Svendborg Maersk, aux frais de la compagnie (voir instantané dans VV n° 519, mai 2014). Hormis ces coûts de recherche et de récupération, et les indemnisations des clients pour leurs marchandises (couvertes par les assurances, lesquelles sont en réalité répercutées sur toute la chaîne économique jusqu’au consommateur), il n’existe pas de sanction. N’est-ce pas une honte qu’il serait temps de corriger alors que le trafic de conteneurs ne cesse de progresser ? La météo est une excuse un peu facile quand on dispose de tous les moyens pour éviter de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Mais la rentabilité est beaucoup plus sacrée que l’océan.

 

O.C.

 

Pour commenter un billet, lorsque vous êtes dans le défilement du blog, cliquez sur Commentaires en bas à droite de l’article concerné. Dans la lecture d’un billet en particulier, utilisez directement l’espace Commentaires au bas de celui-ci. Les commentaires sont librement ouverts à tous.

Pour rechercher des mots dans ce blog, utilisez la commande Recherche en haut à droite de l’écran. Ce moteur de recherche est indépendant de celui du site www.voilesetvoiliers.com.

 

Trait de côte

Par

 

De plus en plus de gens voulant vivre face à la mer, il ne faut pas s’étonner que celle-ci s’invite dans leur salon. On parle beaucoup de la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique et de l’élévation du niveau moyen global des océans (NMGO, en anglais Global mean sea level ou GMSL). À juste titre. Mais on ne tire pas assez de leçons concrètes des errements dans l’aménagement du territoire dont les effets sont pourtant plus immédiats et concrets.

 

La pression démographique n’a jamais été aussi forte sur notre littoral. Entre 1990 et 2003, 12 % des logements neufs étaient concentrés sur les communes côtières qui ne représentent que… 4 % du territoire national. Et ça continue : de 1999 à 2009, l’accroissement de la population littorale de métropole était dû pour 80 % à des arrivées de l’intérieur du pays. Avec 285 habitants au kilomètre carré en 2010, la densité de population des communes maritimes est près de 2,5 fois supérieure à la moyenne métropolitaine (celle-ci est de 117 habitants au kilomètre carré en 2013) !

 

 

En l’état des connaissances (arrêtées ici en 2004) – lesquelles doivent être considérablement affinées dans les prochaines années -, près de 25 % des côtes de métropole sont touchées par l’érosion. La proportion de celles-ci figure en rouge sur les camemberts de cette infographie, le bistre signalant la part de littoral stable et le vert la proportion de celui qui s’engraisse en sédiments. Comme on peut le voir, le recul concerne tout le littoral même si des disparités régionales existent, liées à la nature de la côte et aux conditions hydrographiques. Logiquement, le rivage sablonneux est le plus fragile. (© Institut français de l’environnement / Observatoire du littoral).

 

 

Les archives en témoignent, nos ancêtres avaient une conscience aiguë des terres qu’il était souhaitable de ne pas bâtir face à l’océan tandis que celui-ci attaquait déjà le continent. En 1776, le Mémoire relatif au plan topographique d’une partie des côtes de la Basse-Bretagne entre Landerneau et Le Faou, rédigé par l’ingénieur géographe militaire Jean-André Hervet, évoque ainsi pour la pointe du Bindy en rade de Brest, la “ falaise qui est communément en roche de pierre d’ardoise [...], de la grève en cette partie [...] impraticable par l’amas de roches culbutées ” ou la mer “ qui fait journellement des progrès sur [le] terrain qu’elle ronge. ” (voir mon livre Cartes des côtes de France). Le tracé de la côte était déjà l’objet de toutes les attentions. De nos jours, il reste un indicateur historique.

 

Dès le Moyen-Âge, l’homme a tenté de stabiliser ce trait de côte, de fixer des dunes, de canaliser les eaux par des étiers pour assécher ou irriguer un marais salant, le tout avec force pieux, digues ou écluses. Puis, le XVIIème siècle fut particulièrement actif en matière d’endiguements afin de gagner des prairies sur la mer et d’assécher des marais en polders, les réseaux de drainages étant considérablement développés.

 

Pendant deux siècles, la terre et la mer ont vécu sinon en symbiose, du moins en bonne intelligence. Lorsqu’une digue rompait et cela arrivait souvent, les terres étaient inondées. Mais les constructions l’étaient plus rarement car elles étaient peu nombreuses et occupaient les rares parties élevées, en des temps où la population globale et sa densité littorale étaient sans commune mesure avec aujourd’hui.

 

 

Très tôt, l’évolution de la morphologie du rivage est évoquée par les cartographes. Cette Carte anonyme de la côte d’Aunis et de Saintonge, de la pointe du Grouin-du-Cou à la pointe d’Arvert, avec les îles de Ré et d’Oléron (1624) porte la note manuscrite suivante sur la côte de l’île d’Oléron (à l’Ouest de la pointe septentrionale, le Nord étant à droite de la carte) : « Cette baye se fit par une tempête qui rompit les dunes il y a quarante ans et découvrit dans les marées vingt-cinq corps. » (manuscrit original au 1 : 92 000, 445 X 1 010 millimètres). (© Olivier Chapuis, Cartes des côtes de France, Chasse-marée/Glénat, 2ème éd., 2009)

 

 

Au siècle des Lumières, le regard sur le paysage se modifie. L’homme se prend à imiter la Nature, laquelle acquiert une place essentielle dans l’art, non seulement en peinture mais aussi sur les somptueuses cartes manuscrites au lavis. L’engouement pour les jardins, avec la mode du parc à l’anglaise, participe du même mouvement auquel la révolution industrielle du XIXème siècle et le positivisme confèrent une assise scientifique et technique. L’homme dompte l’énergie par la machine, pourquoi pas un barrage contre l’océan ?

 

Mais ce n’est qu’au XXème siècle, surtout après la Seconde guerre mondiale et tout particulièrement depuis 1970, avec le développement touristique, que la ligne rouge du raisonnable est réellement franchie en bordure de l’estran. Les maisons, les lotissements même, poussent dans des zones où l’on ne construisait pas jusqu’alors.

 

Au même moment, on achève d’arracher ces haies du bocage dont les racines avaient le mérite de ralentir l’écoulement des eaux. Celui-ci est en outre accéléré par le bitume qui recouvre de plus en plus de surfaces urbanisées, rendues imperméables. Tout ce ruissellement se précipite dans les cours d’eau dont le flux torrentiel est parfois ralenti par le niveau élevé de la mer, gonflé par la surcote. Cela favorise les inondations à marée haute, lesquelles s’ajoutent ainsi à la submersion par la mer et les vagues qui partent alors de plus élevé et détruisent d’autant plus le littoral.

 

 

En 1702, le cartographe Claude Masse consigne dans son Mémoire abrégé sur l’isle d’Oléron relatif à la carte ci-jointe que l’île est « si basse au nord de Dolus que l’on craint que la grande mer ne la coupe un jour en deux par le marais de La Perroche au marais d’Arceau, ce qui lui serait très préjudiciable ». Il le confirme sur le détail présenté ici de la Carte topographique de l’île d’Oléron (1702) : « Ce marais est presque toujours inondé et [il] est si bas que l’on craint que la mer ne communique un jour dans les marais salants d’Arceau et ne sépare l’île en deux. » (manuscrit original au 1 : 28 800, 1 080 X 710 millimètres). (© Olivier Chapuis, Cartes des côtes de France, Chasse-marée/Glénat, 2ème éd., 2009)

 

 

À l’échelle de l’histoire planétaire, le réchauffement climatique est une fraction de seconde… pour sa composante d’origine humaine en tout cas. Dans l’histoire de l’humanité, il en va de même pour cette phase très récente de l’urbanisation du littoral. Tous ceux qui ont navigué dans la décennie mil neuf cent soixante-dix se souviennent avoir vu les constructions fleurir sur des côtes jusque là parsemées d’amers moins amers.

 

Réelle depuis quelques années – notamment avec la mise au point d’outils cartographiques de modélisation du terrain comme Litto 3D -, la prise de conscience des pouvoirs publics a été accélérée après le tsunami du 26 décembre 2004 dans l’océan Indien puis la tempête Xynthia du 28 février 2010. Elle a été rapidement suivie de la création de la vigilance Vagues-submersion qui a été activée un nombre considérable de fois cet hiver par Météo-France, en particulier pour les zones côtières les plus basses (voir la litanie des principales tempêtes annoncées par www.voilesetvoiliers.com : 1, 2, 3, 4 et 5).

 

Pour donner une idée de l’ampleur de la tâche, à l’échelle cartographique du 1 : 50 000, le trait de côte de la France métropolitaine, plus les îles et les îlots qui la bordent (Corse comprise), est de 5 715 kilomètres, dont 4 021 kilomètres pour la façade occidentale (671 entre la frontière belge et le cap de la Hague, 950 entre le cap de la Hague et la pointe Saint-Mathieu, 1 143 entre la pointe Saint-Mathieu et Nantes, 821 de Nantes à la Gironde et 436 de la Gironde à la frontière espagnole) et 1 694 kilomètres pour toute la côte française de Méditerranée (Corse incluse).

 

 

De tout temps, l’entrée du bassin d’Arcachon a été une des zones du littoral français soumise aux plus grands changements. Due à l’ingénieur hydrographe Paul Monnier en 1835, cette [Comparaison des] passes et [de] la rade intérieure du bassin d’Arcachon [...] en 1826 [et...] 1835 n’est pas directement destinée aux navigateurs mais aux hydrographes (ici un extrait). C’est l’un des premiers documents d’étude scientifique de l’évolution des passes du bassin, en l’occurrence par rapport à la Carte particulière des côtes de France. Bassin d’Arcachon levée en 1826 et publiée en 1829 sous la direction de Charles-François Beautemps-Beaupré. Hommage au banc mauritanien où se perdit la Méduse (2 juillet 1816), le banc d’Arguin apparaît ici pour la première fois sous son nom, face au Pyla, dans le Sud-Est du cap Ferret. Celui-ci a lui-même considérablement bougé en seulement neuf ans ! Quant à Arguin, il prendra bientôt la place et le nom du banc de Matoc (imprimé original au 1 : 50 000 environ, 350 X 532 millimètres). (© SHOM)

 

 

Près d’un quart du littoral métropolitain recule à cause de l’érosion côtière. Les communes concernées doivent ainsi prévoir de déplacer nombre de constructions et d’activités, ce qui va coûter une fortune. À l’image de la région Aquitaine, les collectivités territoriales appellent à l’aide l’État. Mi-janvier, celui-ci a confirmé qu’il faisait établir une cartographie nationale avec des simulations à 10, 40 et 90 ans, basées sur des témoins homogènes permettant de suivre en temps réel l’évolution du trait de côte et de programmer les déménagements par ordre d’urgence.

 

Dans le Sud-Ouest, le rivage a régressé cet hiver de plus de 10 mètres en moyenne, en quelques semaines. Le recul du trait de côte le plus spectaculaire des dernières décennies est loin de cette valeur, certes instantanée alors que ce qui suit est une moyenne sur une plus longue période. Sur la côte occidentale du Cotentin, il a été d’un peu plus de 4 mètres par an entre 1947 et 1994. En Aquitaine, le recul moyen était de 2,5 mètres par an au début des années 2000, en accélération sur la fin de la décennie. Cet hiver aurait donc valu à lui seul plus de quatre années. L’avenir dira s’il s’agit d’une anomalie ou d’une tendance. Et si l’argent continue de se croire plus fort que l’océan.

 

O.C.

 

PS. Retrouvez un dossier complet sur les tempêtes de cet hiver et les questions qu’elles soulèvent (avec les réponses de Jean-Yves Bernot, Éric Mas et Sylvain Mondon), plus les chiffres de la montée du niveau moyen global des océans depuis deux cents ans et une prospective pour le siècle à venir, ainsi que les fondamentaux de marégraphie relatifs au niveau moyen de la mer et au zéro hydrographique de nos cartes marines, dans le numéro 518 d’avril 2014 de Voiles et voiliers.

 

Pour commenter un billet, lorsque vous êtes dans le défilement du blog, cliquez sur Commentaires en bas à droite de l’article concerné. Dans la lecture d’un billet en particulier, utilisez directement l’espace Commentaires au bas de celui-ci. Les commentaires sont librement ouverts à tous.

Pour rechercher des mots dans ce blog, utilisez la commande Recherche en haut à droite de l’écran. Ce moteur de recherche est indépendant de celui du site www.voilesetvoiliers.com.