La tragédie est d’autant plus odieuse qu’elle pourrait être facilement évitée par des mesures simples et immédiates, à l’instar de l’interdiction des sacs de caisse à usage unique depuis le 1er juillet dernier. Pourtant, le problème des matières plastiques qui étouffent littéralement la vie sur la planète est non seulement loin d’être réglé mais il continue d’empirer, y compris en Europe.

 

 

Le drapeau grec flotte fièrement sur une décharge à ciel ouvert comme il en existe encore tant en Europe. (© Olivier Chapuis)

 

 

Plutôt que des mots, voici des photos prises il y a quelques jours dans une perle des îles grecques de la mer Égée (je ne la nomme pas parce que ce problème de la gestion des déchets est récurrent dans la plupart des îles et pas seulement en Grèce). Cela ne se passe évidemment pas sur la côte bleu azur de l’île mystérieuse – où le prétendu respect de l’environnement s’affiche à grands renforts de com’ pour le développement durable… -, mais dans un secteur de l’intérieur où les touristes ne vont pas.

 

 

Il suffirait de quelques centaines d’euros pour que le grillage soit hermétique sur les côtés et au-dessus de la décharge où les trous n’ont pas été réparés. Des milliers de plastiques s’envolent ainsi quotidiennement et échouent dans la Méditerranée. Plutôt que de financer des équipements à l’intérêt parfois douteux, l’Union européenne ferait mieux de veiller en priorité à la qualité de ces installations de traitement des déchets. (© Olivier Chapuis)

 

 

Ce scandale à ciel ouvert illustre comment ce qui est laissé à tout vent sur le continent finit dans l’océan (idem pour les cours d’eau qui vont à la mer). À commencer par ces poubelles sans couvercle qui débordent et bayent aux corneilles voraces quand le simple bon sens et la responsabilité individuelle des citoyens et des élus pourrait résoudre le problème immédiatement, pour un coût ridicule et un bénéfice immense.

 

 

À quelques centaines de mètres de la décharge, les plastiques en transit vers la Grande bleue s’accrochent tant bien que mal au maquis. (© Olivier Chapuis)

 

 

Au lieu de cela – comme ce blog l’a souvent évoqué ici ou , ou encore ici et -, les eaux et les abysses portent les traces indélébiles d’à peine plus d’un demi-siècle d’incurie. Une goutte d’eau dans l’histoire du globe mais une goutte de poison. Toxique plastique.

 

 

La responsabilité n’est pas seulement collective et politique mais aussi individuelle : n’utilisez pas de plastiques pour protéger vos équipements ! Ils se déchirent en quelques mois, se décomposant en particules – visibles ou non à l’oeil nu – qui mettront des siècles à disparaître. (© Olivier Chapuis)

 

 

O.C.

 

 

La faune – poissons et cétacés notamment (ici, un dauphin au large de l’île concernée) -, ingère ces particules que nous mangeons ensuite. La boucle est bouclée. (© Olivier Chapuis)

 

 

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