Voici ce qu’on pouvait lire dans la presse, il y a deux cents ans, à propos de l’Acte de navigation voté par le Congrès des États-Unis d’Amérique, rapporté dans la Gazette commerciale de Boston du 24 mars 1817. Trois semaines après l’investiture de James Monroe (1758-1831) pour son premier mandat. Six ans avant la fameuse doctrine Monroe.

 

“ 1. Aucune marchandise ne peut être importée dans les États-Unis que sur des bâtiments appartenant à un citoyen de ces états, à moins qu’elle ne soit un produit naturel ou manufacturé du pays auquel appartient le vaisseau qui l’apporte.

 

2. Dans tous les cas de contravention à l’article précédent, le vaisseau et la cargaison seront confisqués.

 

3. Les primes accordées aujourd’hui aux bateaux de pêche, seront dorénavant refusées à tous ceux dont les officiers et les trois quarts de l’équipage ne seront pas citoyens des États-Unis.

 

 

Bas les pattes ! dit le président Monroe dans cette caricature de la doctrine éponyme de 1823. Laquelle refuse le colonialisme européen en Amérique et théorise une non-intervention des États-Unis, toute relative. (© DR)

 

 

4. Le cabotage n’est plus permis qu’aux bâtiments et aux matelots du pays.

 

5. Un droit de tonnage est imposé sur les bâtiments des États-Unis qui passeront du port d’un état au port d’un autre état.

 

6. Un droit de tonnage sera prélevé sur les vaisseaux américains arrivant de ports étrangers, à moins que les deux tiers de l’équipage ne soient composés de citoyens des États-Unis. ”

 

Tout change, rien ne change.

 

O.C.

 

Pour commenter un billet, lorsque vous êtes dans le défilement du blog, cliquez sur Commentaires en bas à droite de l’article concerné. Dans la lecture d’un billet en particulier, utilisez directement l’espace Commentaires au bas de celui-ci. Les commentaires sont librement ouverts à tous.

Pour rechercher des mots dans ce blog, utilisez la commande Recherche en haut à droite de l’écran. Ce moteur de recherche est indépendant de celui du site www.voilesetvoiliers.com.