Tous les gens de mer y ont affaire. Les bien nommées Affaires maritimes – ou AffMar -, viennent de bénéficier d’un renforcement de leurs prérogatives alors même que cette vénérable administration, dont les racines remontent à Colbert, est depuis longtemps diluée dans l’océan complexe du ministère de l’Écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, aujourd’hui ministère de la Transition écologique et solidaire.

 

Dilution rime avec disparition. Tel est du moins le risque pour un pays où les questions maritimes s’égarent souvent dans les méandres terriens. Aussi, le décret du 13 juin dernier est-il sans doute une bonne nouvelle puisqu’il rattache la Délégation à la mer et au littoral à la direction des Affaires maritimes (Dam).

 

La Dam coordonne désormais l’action pour la mer et le littoral, contribuant aux décisions interministérielles en ces domaines, tout en continuant à élaborer et mettre en oeuvre la politique de sécurité maritime, incluant la recherche et le sauvetage en mer (via les CROSS, Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage), la surveillance de la navigation et la signalisation maritime, sans oublier la santé des gens de mer, la formation maritime ou les systèmes d’information.

 

 

Les navires des AffMar servent à exercer des contrôles en mer… comme d’autres services de l’État (Gendarmerie maritime, Douanes…). (© Olivier Chapuis)

 

 

Elles-mêmes rattachées à la direction générale des Infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) du ministère, les Affaires maritimes emploient 2 800 personnes dont 140 à la tour Séquoia de La Défense, le reste dans quatre directions interrégionales en métropole et quatre directions de la mer outre-mer. Elles sont en pleine mutation avec un plan de réorganisation et de modernisation en cours d’ici à 2022.

 

La mission de la Navigation de plaisance et des loisirs nautiques fait partie de la Dam. Son responsable est aussi le secrétaire général de ce qui reste du Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques. Vingt ans durant, Gérard d’Aboville présida celui-ci mais son mandat n’avait pas été renouvelé une énième fois, en 2014, lorsqu’il avait refusé la décision du secrétaire d’État à la Mer, dépendant de la ministre de l’Environnement de l’époque, d’intégrer le secrétariat général du Conseil à la direction des Affaires maritimes. Cette perte d’indépendance fut actée et il ne fut pas remplacé.

 

O.C.

 

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