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About: Olivierchapuis

Né en 1960, docteur en histoire et titulaire d’une maîtrise en géographie, Olivier Chapuis est spécialiste de l’histoire de la cartographie marine et de la navigation auxquelles il a consacré sa thèse (À la mer comme au ciel, Presses de l’université de Paris-Sorbonne, 1999, primé par l’Académie de marine et Grand-prix de la Mer de l’Association des écrivains de langue française en 2000). Coureur au large de 1981 à 1989, il termina 3ème de la Mini-Transat 1983 en solitaire et fut le navigateur de Paul Vatine en multicoque. Journaliste à Voiles & voiliers depuis 1988, où il est notamment l’auteur de hors-série (météo, carte marine, GPS, navigation électronique...) et du livre Du bon usage de la carte marine et du GPS (collection Comprendre , 2009), Olivier navigue en croisière deux à trois mois par an. Il a publié en 2007 Cartes des côtes de France - Histoire de la cartographie marine et terrestre du littoral (Chasse-marée), Grand prix de l’Académie de marine et prix du Cercle de la mer 2008, réédité dès 2009. Il participe enfin à des grands travaux scientifiques internationaux, comme l’Oxford Encyclopedia of Maritime History (Oxford University Press) et l’History of Cartography (Chicago University Press).

Recent Posts by Olivierchapuis

Vous n’oubliez pas quelque chose ?

Par

 

Dans la série ils se moquent du monde, après les porte-conteneurs, voici le dock flottant. J’ai croisé celui-ci en mer Égée, le 15 juin dernier, sur l’autoroute de Suez au Bosphore. Non, il n’avance pas à la voile et ce n’est pas plus le linge de l’équipage qui sèche. Ces bâches en lambeaux que l’on n’a pas pris le temps d’enlever – parce que le temps c’est de l’argent et que l’argent c’est quand même plus important que l’environnement -, sont juste un aperçu de ce que l’on croise régulièrement en mer. Le plastique des océans ne vient pas que de la terre.

 

 

Le dock flottant Unithai 1 mesurait 282 mètres de long à l’origine (il a vraisemblablement été raccourci) pour 47 mètres de large… (© Olivier Chapuis)

 

 

Transporté ici par le navire semi-submersible Zhen Hua 15 de l’armement néerlandais ZPMC, le dock flottant Unithai 1 du chantier thaïlandais Unithai Shipyard and Engineering (UTSE) peut accueillir des navires de 140 000 tonnes de port en lourd. Lorsqu’on en recherche des images sur internet, on constate que ces bâches sont normalement entières et l’on en déduit que tout ce qui n’est plus là est parti à l’eau entre l’Asie et la Méditerranée, étouffant peut-être au passage quelques mammifères marins et autres tortues, avant de se décomposer sûrement en micro particules qu’ingéreront les poissons et ceux qui les mangent…

 

O.C.

 

 

…Il est embarqué sur le Zhen Hua 15 (233,30 mètres de longueur hors-tout pour 42 mètres au maître-bau). (© Olivier Chapuis)

 

 

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À la recherche du temps perdu

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Longtemps, il s’est annoncé de bonne heure. Galileo, le système européen de navigation par satellites, n’en finit pas d’avoir des problèmes. Après un retard et un surcoût considérables, guère surprenants pour un projet international de cette ampleur, dont quelques flops retentissants à l’instar d’une mauvaise mise sur orbite en 2014, ce sont ses précieuses horloges atomiques qui s’avèrent fragilisées, ainsi que cela a été révélé mi-janvier 2017.

 

 

Sur les trente prévus à terme (en comptant les six de secours), dix-huit satellites Galileo sont déployés en orbite circulaire… avec un défaut sur leurs horloges atomiques qui ne pourra pas être repris à distance pour les horloges au rubidium mais qui sera corrigé sur les douze satellites restant à lancer. (©  ESA / P. Carril)

 

 

Soit, un mois après la date à laquelle Galileo est devenu partiellement opérationnel, le 15 décembre 2016… huit ans au-delà de la date prévue. Pour mémoire, le programme avait été décidé en 1999 et le premier satellite mis sur orbite en décembre 2005. Le 17 novembre 2016, les satellites numéros 15 à 18 ont été lancés d’un coup, avec succès depuis Kourou en Guyane, par une fusée Ariane 5.

 

Avec 18 satellites en orbite circulaire à 23 222 kilomètres d’altitude, Galileo prenait enfin sa place au sein du GNSS mondial (Global Navigation Satellite System), aux côtés du GPS américain, du GLONASS russe et du Beidou chinois. La constellation de 24 satellites devrait être complète en 2020 pour un système alors pleinement opérationnel (il y en aura 6 supplémentaires en secours, soit 30 au total).

 

Bien que considérable, ce délai n’a pas eu que des inconvénients : Galileo a pu s’adapter au boom de la géolocalisation, des drones, des véhicules autonomes et des objets connectés nécessitant une précision de quelques centimètres qu’offriront à terme les services payants. Depuis l’hiver dernier, outre la recherche et le sauvetage (SAR ou Search and Rescue), les services gratuits sont accessibles avec un positionnement au mètre près.

 

Hormis les balises de détresse (ce qui n’est pas rien) et la course au large où les pilotes automatiques ont besoin de données très précises, la navigation de plaisance n’a que faire d’une telle précision, si ce n’est pour l’alarme de mouillage… à condition de ne pas trop éviter ! Encor faut-il disposer d’un récepteur GPS, d’une tablette ou d’un téléphone intégrant un jeu de puces (chipset) de localisation compatible Galileo, ce qui est loin d’être généralisé pour les équipements grand public.

 

 

Le positionnement à moins d’un mètre près n’est pas une préoccupation essentielle en navigation de plaisance. Même pas au mouillage, sous peine d’être réveillé sans cesse pour cause d’évitage… (©  Olivier Chapuis)

 

 

En effet, si les systèmes GNSS sont bien compatibles, les récepteurs ne le sont qu’à cette condition. Tant qu’à faire, contrôlez aussi leur compatibilité avec GLONASS et assurez vous de bien disposer du différentiel par satellite pour l’augmentation de la précision (WAAS pour Wide Area Augmentation System ou EGNOS pour European Geostationary Navigation Overlay Service). Enfin, quoi qu’il en soit, n’oubliez surtout pas que la plupart des cartes marines ne permettent pas une navigation sûre au mètre près…

 

Mais je reviens à ce problème d’horloge. Chaque satellite Galileo compte quatre horloges atomiques. Deux sont des masers à hydrogène passif (dont l’un en redondance inactive) d’une précision d’environ une nanoseconde (un milliardième de seconde) par vingt-quatre heures (une seconde en… trois millions d’années). Ces masers sont la fierté de Galileo qui revendique ainsi une précision horaire supérieure à celle du GPS. Elle sera entre autres valorisée dans la synchronisation des systèmes pour les transactions financières, l’énergie ou les télécommunications.

 

Deux autres sont des horloges au rubidium d’une précision de dix nanosecondes par jour. L’une, en redondance active, prend immédiatement la relève du maser à hydrogène en cas de panne de celui-ci, afin d’éviter toute interruption du signal. L’autre est en redondance passive. Sur les soixante-douze horloges des dix-huit satellites en orbite, près de vingt seraient touchées par un dysfonctionnement et neuf seraient même hors service, trois au rubidium et six à l’hydrogène. Un seul satellite serait victime d’une panne de deux de ses quatre horloges.

 

La Commission européenne vient de révéler qu’un composant défectueux – coûtant quelques dollars ou plutôt quelques euros :) -, aurait été identifié par l’Agence spatiale européenne (European Space Agency ou ESA) comme le responsable d’un court-circuit sur les horloges au rubidium, incident que l’Inde aurait également subi sur son système régional de navigation par satellites.

 

 

Ici en cours d’intégration dans un satellite Galileo, les deux masers sont à gauche et les deux horloges au rubidium au centre. (© Philip Davies / Surrey Satellite Technology Ltd)

 

 

 

Une difficulté aurait aussi été analysée dans le mode d’utilisation des masers en orbite, lequel aurait été modifié depuis. Dans les deux cas, les services Galileo ne seraient pas affectés par ces avaries, en cours de correction sur les prochains satellites dont quatre doivent être lancés en décembre par Arianespace. Derrière le diagnostic et ses solutions, la guerre économique fait rage entre recalés et reçus aux appels d’offres, certains étant reconduits en dépit de ces défaillances. Le temps perdu n’a pas la même valeur pour tout le monde.

 

O.C.

 

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Monsieur Jo a la banane

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La route, il la connaît par coeur. Elle ne lui a pas toujours souri et même lorsque ce fut le cas, cela s’est terminé une fois sur les roches de Penmarc’h, il y a douze ans. Épuisé par trop d’efforts. Pourvu qu’il s’en souvienne tandis qu’il fait route vers La Trinité-sur-Mer, grappillant les heures de sommeil qui lui manquent. À 1 heure 37 minutes 2 secondes UTC, ce 12 juillet 2017, Francis Joyon vient d’améliorer son propre record de l’Atlantique Nord en solitaire d’Ouest en Est : 5 jours 2 heures 7 minutes, soit 23,58 noeuds sur l’orthodromie (2 880 milles).

 

 

Depuis ses débuts en multicoque, Francis Joyon a vu ses moyens progressivement augmenter, grâce à son fidèle partenaire Idec, mais il n’a guère changé sa façon de fonctionner qu’il n’a jamais enflée à la mesure de ses grands trimarans. Une façon d’être qui fait des merveilles. Ce marin est l’incarnation du slogan « Un homme, un bateau, un océan ». (© Idec Sport)

 

 

À 61 ans, c’est la troisième fois qu’il bat le mythique record entre New York (Ambrose) et la longitude du cap Lizard (Sud de l’Angleterre). Cette fois, à bord d’Idec Sport – double vainqueur de la Route du Rhum en solitaire avec Franck Cammas en 2010 (Groupama 3) puis Loïck Peyron en 2014 (Banque populaire VII) -, il gagne 49 minutes, battant son temps de juin 2013 qui était de 5 jours 2 heures 56 minutes 10 secondes, sur le précédent trimaran Idec. La première fois, celle de Penmarc’h, c’était en juillet 2005 sur l’Idec originel issu du Poulain d’Olivier de Kersauson, en 6 jours 4 heures 1 minute 37 secondes.

 

Francis avait conservé le trophée pendant trois ans avant que Thomas Coville ne le lui prenne en juillet 2008 (5 jours 19 heures 30 minutes 40 secondes). L’ayant récupéré en juin 2013, Joyon cumule ainsi sept années de détention du record solo, Laurent Bourgnon l’ayant conservé onze ans de juin 1994 à juillet 2005. Thomas Coville est parti de New York mardi 11 juillet à 06h19 UTC, avec Sodebo Ultim’, afin de tenter ce même défi dont la barre est désormais légèrement rehaussée.

 

 

Mené par dix équipiers du temps de Franck Cammas (qui avait porté ce même record de l’Atlantique en équipage à 4 jours 3 heures 57 minutes 54 secondes en juillet 2007) puis par six hommes sur le Trophée Jules Verne l’hiver dernier, Idec Sport était pour la première fois en solo aux mains de Francis Joyon qui dispose depuis deux ans, avec ce fabuleux plan VPLP, du meilleur bateau qu’il ait jamais eu, l’un des plus extraordinaires multicoques océaniques jamais construits. « J’ai fait quelques bêtises lors des envois de gennaker notamment, car j’avais pris l’habitude de me reposer sur des supers marins lors du Trophée Jules Verne. En fait, c’est comme si je retournais à l’école pour réapprendre le b.a.-ba du bateau. Heureusement, il est très tolérant, même à 30 noeuds… »  (© Idec Sport)

 

 

Pour sa première transat en solo à bord du trimaran de 31,50 mètres avec lequel il a pulvérisé le Trophée Jules Verne en équipage l’hiver dernier, Francis Joyon n’avait rien prémédité nous dit-on. N’en doutons pas mais n’oublions pas que ce diable d’homme traverse l’Atlantique comme d’autres la baie de Quiberon et qu’on ne se refait pas. Lorsque le vent adonne et qu’on a le multicoque dans la peau depuis trente ans, on fonce. Quand bien même n’aurait-il plus grand chose à se mettre sous la dent, Monsieur Jo a toujours la banane !

 

O.C.

 

 

Joyon a beau être un athlète hors normes, cette photo donne une petite idée de l’échelle d’un tel trimaran pour un homme seul. La veille de l’arrivée, il déclarait : « Je dois beaucoup m’employer car j’ai eu beaucoup de manoeuvres à effectuer. De plus, mes pilotes ne fonctionnent pas très bien et je préfère barrer pour aller plus vite. Je gagne jusqu’à 15 % d’efficacité si je demeure à la barre. » (© Idec Sport)

 

 

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AMP

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L’objectif est atteint. Et même dépassé, depuis le début de cette année, puisqu’il s’agissait de classer vingt pour cent des onze millions de kilomètres carrés (*) d’eaux sous juridiction française en aires marines protégées (AMP), d’ici à 2020 (* dix millions dans la Zone économique exclusive, ou ZEE, et un million pour ce qu’on appelle l’extension du plateau continental).

 

 

En métropole, les eaux françaises de Méditerranée sont couvertes par les AMP à 45 %, à 30 % en Manche et mer du Nord, et à 12 % en Atlantique. Essentiellement le long des côtes même si des zones Natura 2000 vont prochainement être définies au large. La légende détaille les huit catégories d’AMP de notre pays au titre du code de l’environnement. (© Agence française pour la biodiversité)

 

 

Depuis que la réserve naturelle des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) a été élargie à la majeure partie de sa ZEE, vingt-deux pour cent des eaux françaises sont ainsi placées sous la protection de feu l’Agence des aires marines protégées, qui est depuis le premier janvier dernier une composante de l’Agence française pour la biodiversité. En kilomètres carrés, cela donne la répartition suivante des AMP, en pourcentages décroissants des eaux françaises (arrondis, d’où un total très légèrement supérieur à cent pour cent) :

 

 

Polynésie française dans le Pacifique (47 %), Îles subantarctiques (TAAF) de l’océan Indien (16 %), Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique (14 %), Îles éparses de l’océan Indien dont Tromelin (6 %), métropole (4 %), Clipperton dans le Pacifique (4 %), La Réunion dans l’océan Indien (3 %), Wallis et Futuna dans le Pacifique (3 %), Antilles françaises dans l’Atlantique (1 %, avant la création du parc naturel marin de Martinique confirmée il y a peu), Guyane française dans l’Atlantique (1 %), Mayotte dans l’océan Indien (1 %) et Saint-Pierre-et-Miquelon dans l’Atlantique (0,12 %).

 

 

À lui seul, le sanctuaire Pelagos de Méditerranée représente la moitié de l’étendue des AMP de métropole. Mais il ne concerne que les cétacés (ici des rorquals communs d’environ 16 mètres). Il y a encore du travail… (© Olivier Chapuis)

 

 

Cette répartition cache des disparités importantes puisque si les AMP couvrent plus de 95 % de la ZEE en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte et aux Antilles, 36 % dans les TAAF, ou plus de 23 % en métropole, c’est moins de 10 % ailleurs (en moyenne) et il n’en existe pas partout. Voilà pour les chiffres. Il reste à éviter les effets pervers d’une financiarisation de l’océan et à se doter des moyens pour en appliquer les principes. À la lettre.

 

 

O.C.

 

 

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R.L.S.

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Doctor Robert et Mister Stevenson, l’ombre et la lumière, l’Écosse natale et le Pacifique azuréen. Lorsque qu’il quitte San Francisco sur le Casco, le 27 juin 1888, Robert Louis Stevenson (1850-1894) – R.L.S. – ne veut pas seulement naviguer, il espère soigner la tuberculose qui s’est révélée huit ans plus tôt. Comme le feront tant d’autres, dont Jack London et Sterling Hayden, l’écrivain – déjà célèbre par L’Île au trésor (1883) et L’Étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) -, croisera longtemps avant de se fixer aux Samoa où il mourra d’une hémorragie cérébrale.

 

 

Robert Louis Stevenson (l’homme en noir qui se retourne au deuxième plan) lors d’une pêche au harpon durant sa traversée à bord de l’Equator, entre le 24 juin et le 7 décembre 1889. (© Capital Collections)

 

 

Les seize dernières années de sa vie se passeront entre le Grand océan et ses îles, y puisant une source de vie – au sens littéral du terme (le soleil dont il a besoin afin de combattre la maladie) -, et d’inspiration. Non seulement pour le récit maritime et autobiographique Dans les mers du Sud (In the South Seas, paru en feuilleton dès 1891) dont le recueil édité par Omnibus et Dominique Le Brun ne présente que des extraits (302 pages tout de même) mais aussi pour ses oeuvres de fiction.

 

 

Une nouvelle, trois romans – dont un grand classique -, et un récit de navigation constituent ce volume (942 pages, 195 X 130 mm, 28 euros), fort bien présenté par Dominique Le Brun, avec une chronologie et une carte. (© Omnibus)

 

 

Morceau de choix avec L’Île au trésor (Treasure Island, dans la traduction de Théo Varlet – alias Déodat Serval – comme tous les autres textes sauf un), Le Reflux (The Ebb-Tide) sera ainsi le dernier livre publié de son vivant, le 21 septembre 1894 (voir le remarquable site http://robert-louis-stevenson.org). Il est en texte intégral comme Les Merry Men (sous leur titre quasi original de 1887 - The Merry Men – et non plus Les Gais lurons) tandis que Le Secret de l’épave (The Wrecker, 1892) est proposé dans une version expurgée afin de recentrer la traduction de François-Marie Rolland sur la partie maritime du roman. Les puristes (dont je crains de faire partie) pourront le regretter. Mais c’est bien de mer et de littérature qu’il s’agit ici. R.A.S. ? R.L.S. !

 

O.C.

 

 

Liliuokalani (1838-1917), dernière reine d’Hawaii (en 1891-1893) et Robert Louis Stevenson qui séjourne dans l’archipel de janvier à juin 1889 puis en octobre 1893. (© Capital Collections)

 

 

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